Concours COHÉSIF 2026-2027
COHorte pour l'Évaluation des effets Sanitaires et Incidences des Fonderies (COHÉSIF)
concours 2026-2027
Objectifs du programme
Le programme vise à mettre en place et soutenir une infrastructure de recherche dédiée à la collecte et à l’organisation de données en santé humaine et environnementale, sous la forme d’une cohorte longitudinale et d’une biobanque. Cette infrastructure étudiera et évaluera les associations possibles entre les profils de santé des individus et leurs profils d’exposition aux contaminants d’origine industrielle. La priorité sera mise sur les populations vivant ou ayant vécu à proximité de la fonderie Horne de Rouyn-Noranda, avec une possibilité d’extension à d’autres contextes industriels au Québec.
À l’issue de ce financement, l’infrastructure devra avoir regroupé des données et des échantillons biologiques accessibles à la communauté scientifique afin de soutenir des projets de recherche en santé populationnelle et en santé environnementale. Elle s’ancrera dans les principes FAIR (faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables) en permettant un déploiement opérationnel rapide.
Sa conception doit aussi permettre de s’adapter aux besoins changeants des communautés et de s’arrimer aux initiatives gouvernementales et scientifiques de surveillance populationnelle qui pourraient être déployées. Des politiques de gestion des données devront également être établies afin que toute donnée produite, y compris dans le cadre de projets subséquents reposant sur la cohorte, soit intégrée à l’infrastructure, assurant ainsi la centralisation et la pérennité de l’information.
Les données recueillies devront, sans s’y restreindre :
Inclure un historique résidentiel, professionnel et médical ;
Documenter de façon longitudinale l’état de santé des personnes et les facteurs de risque ;
Comporter des échantillons biologiques et environnementaux permettant l’évaluation des expositions et des effets sanitaires potentiels ;
Prévoir un jumelage avec d’autres sources de données existantes, notamment des bases médico-administratives et environnementales ;
S’arrimer aux études de biosurveillance qui pourraient être déployées, et étendre les cohortes de ces dernières en fonction des besoins de l’infrastructure ;
Permettre de recontacter des personnes participantes pour des collectes de données ultérieures ou complémentaires.