Contamination potagers urbains près Rio Tinto

« Manger local, mais contaminé ? Contamination des potagers urbains près des installations de Rio Tinto »

Par Audrey Houde-Forget de l'Université de Montréal

Résumé

Longtemps perçue comme un moteur de prospérité économique, l’industrie métallurgique est aujourd’hui plus souvent associée à la toxicité de ses émissions et à la contamination des milieux environnants. Le plomb et le cadmium sont des contaminants souvent cités et préoccupent par leur capacité à s’accumuler dans l’organisme et à provoquer des effets graves sur la santé, même à de très faibles doses. Ces constats soulèvent plusieurs questions quant à la santé des populations vivant près de ces sites. C’est en goûtant un concombre issu du potager d’une amie voisine du complexe de Rio Tinto d’Arvida, qu’Edith Ouellet s’est posé la question à l’origine de cette recherche citoyenne : « existe-t-il un risque à consommer des aliments cultivés dans des sols adjacents à une aluminerie et potentiellement contaminés par des métaux toxiques? » Alliant rigueur scientifique et savoirs expérientiels, ce projet vise à évaluer et caractériser la contamination par les métaux dans les sols et les légumes issus de vingt jardins avoisinant le complexe. Il cherche aussi à déterminer si les concentrations varient en fonction de la distance au site. Enfin, il permettra de vulgariser et communiquer les connaissances obtenues afin que la communauté locale puisse se les approprier et agir pour préserver sa santé. Cette présentation fera le point sur cette première année de recherche citoyenne : les travaux réalisés, les principaux apprentissages et les prochaines étapes de ce projet de trois ans.

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