Goodman A.J. et coll. (2026). Analyse multiméthode des empreintes chimiques des émissions atmosphériques d'arsenic provenant d'une fonderie de cuivre

Goodman A.J. et coll. (2026). Analyse multiméthode des empreintes chimiques des émissions atmosphériques d'arsenic provenant d'une fonderie de cuivre

Un nouvel article scientifique a été publié en juillet 2026 par Aaron J. Goodman, étudiant post-doctoral au Département de Chimie de l’Université de Montréal. Cette analyse a été réalisée sous la supervision des professeurs Patrick L. Hayes et Kevin J. Wilkinson et en collaboration avec Trystan Gagné, Emmet Norris et Houssame-Eddine Ahabchane, du Département de Chimie de l’Université de Montréal ainsi que Filip Kasprowicz du Département de géologie et de génie géologique du Colorado School of Mines.

L’article apporte de nouvelles précisions sur la caractérisation des émissions atmosphériques d’arsenic (As) provenant de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda. Au cours de deux campagnes d’échantillonnage, 155 échantillons d’aérosols ont été prélevés à l’aide de deux échantillonneurs d’air Coriolis-m fonctionnant en parallèle avec une haute résolution temporelle (toutes les 8 minutes). Les différences de concentrations en As et de composition chimique des particules d’As ont été déterminées à des emplacements ciblés, notamment à l’intérieur du bâtiment abritant le réacteur de fusion et le long de l’itinéraire de transport par camion du concentré de cuivre. Ces environnements ont fait l’objet d’un échantillonnage afin de déterminer la signature de l’As provenant des deux sources d’émission les plus probables : le concentré de cuivre emporté par le vent depuis le site de la fonderie et l’As volatilisé puis recondensé issu du processus de fusion. La composition chimique et la minéralogie de chaque particule contenant de l’arsenic ont été déterminées. Les techniques d’analyse de particules individuelles ont validé notre hypothèse concernant l’utilisation des oligo-éléments antimoine (Sb), indium (In) et bismuth (Bi) pour établir l’empreinte chimique de l’origine des particules. En combinant des stratégies d’empreinte chimique à l’échelle globale et au niveau des particules individuelles, nous avons déterminé que la majorité de l’arsenic mesuré hors site provenait probablement du processus de fusion plutôt que des intrants de la fonderie remis en suspension.

Référence complète:

Goodman, Aaron J, Trystan Gagné, Emmet Norris, Houssame-Eddine Ahabchane, Filip Kasprowicz, Patrick L Hayes, et Kevin J Wilkinson. 2026. « Multi-method fingerprinting of airborne arsenic emissions from a copper smelter ». Environmental Science: Atmospheres. https://doi.org/10.1039/d6ea00056h.

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